Publié le 31 mai 2021 Mis à jour le 31 mai 2021
le 28 mai 2021
Journée d’étude accueillie par la Biennale de danse de Lyon 2021
organisée sous la direction de Paule Gioffredi, Axelle Locatelli et Claudia Palazzolo,
avec le soutien de l’équipe de recherche Passage XX-XXI de l’Université Lyon 2
et de la Biennale de la Danse de Lyon

Comité scientifique : Myriam Blœdé, Patrick Germain-Thomas, Paule Gioffredi, Axelle Locatelli, Claudia Palazzolo, Carolane Sanchez et Joëlle Vellet.

Cette journée d’étude, la sixième que l’université Lyon2 et l’équipe de recherche Passages XX-XXI organisent, avec le soutien et en collaboration avec la Biennale de la danse, aborde la relation entre danse et jeunesse.

Pratique traditionnellement assignée aux jeunes et qui, comme en témoignent les plus anciens traités du quattrocento, leur était réservée de manière prioritaire – force, grâce, santé, tonus et habilité physique étant les prérogatives pour s’y consacrer –, la danse a été souvent, dans la doxa, directement associée à la jeunesse. Au sein du bal avec sa fonction sociale, ou au théâtre avec l’esthétisation des corps des Giselle, des Roméo et des Juliette, la jeunesse a été littéralement mise en scène par la danse, qui a contribué ainsi à instituer le modèle d’une corporéité socialement et esthétiquement convenue.

Les grands changements survenus après la Deuxième Guerre mondiale, avec les développements de l’industrie du disque et la multiplication des dancings et des boîtes, ont assimilé encore plus fortement à la jeunesse la pratique sociale de la danse. D’autre part, les bals, réapparus dans le contexte de certains festivals, sont fréquentés par un public jeune. Dans le cadre de la danse théâtrale, en revanche, la recherche post-moderne et contemporaine a souvent fait de la critique des corps normés et modélisés de la tradition – minces, beaux et, justement, jeunes –, l’un de ses enjeux majeurs : non seulement les danseurs âgés restent en scène, mais, comme dans Kontakthof pour dames et messieurs de plus de 65 ans (Pina Bausch, 2000), des amateurs âgés y sont conviés.

Loin de vouloir réassigner la danse à un âge spécifique, ou prétendre pouvoir reconstruire l’histoire de cette analogie, cette journée d’étude se propos à contrario d’employer le terme « jeunesse » en l’envisageant à la fois comme une classe d’âge, mais surtout comme
une perspective et une problématique. S’il est donc question, d’une part, de s’interroger sur la manière dont une classe d’âge, en l’occurrence la jeunesse, pense, pratique, conçoit, considère la danse, il s’agira aussi de penser la relation de la danse à sa propre jeunesse, et de s’interroger sur les caractéristiques d’une « jeune création » d’aujourd’hui, qu’elle soit ou non le fait de jeunes artistes, par rapport au nouveau regard sur le monde qu’elle permettrait d’envisager.



Programme de la journée


9h45 : Accueil des participants
10h00 : Ouverture de la journée, en présence de Dominique Hervieu (Biennale de la Danse de Lyon)
 
10h15 : DANSE, ECOLES ET JEUNESSE

« Danser jeune au collège. Retours sur un atelier de pratique artistique en danse contemporaine (2003-2013) », par Evelyne Clavier et Marie Cambois
« Se déplacer… par un parcours sensible et réflexif pour les jeunes comme pour les formateurs », par Christian Bourigault et Joëlle Vellet.
« Les apports de la danse en milieu éducatif : la puissance du sensible », par Patrick Germain-Thomas
11h15 : Discussion
11h40 : Pause
11h55 : Retour sur les Expositions virtuelles éditées sur Numeridanse créées par des étudiant.e.s de L’Université Lyon2, en résonance avec la programmation Jeunesse de la Biennale de la danse 2021, avec Margaux Le Coz documentaliste de Numeridanse et Juliette Dumarais, Carla Daher, Clara FeroukhFagnoni, étudiantes du Master Arts de la scène et du spectacle vivant.
12h25 : Pause déjeuner
 
14h00 : CE QUE L’ŒUVRE FAIT A LA JEUNESSE/CE QUE LA JEUNESSE FAIT A L’ŒUVRE

« Des œuvres et des pratiques chorégraphiques dans le parcours de formation de l’enfant et de l’adolescent », par Christine Jouve et Yves Massarotto
« Changer d’approche : de la transmission à la relecture, ce que la jeunesse fait à la danse contemporaine », par Marie Quiblier
14h40 : Discussion
15h00 : Pause

15h10 : TERRAIN

« Faire avec son âge. Méthodologies de terrain et effets de génération en danse hip hop au Sénégal, par Mahalia Lassibile
« Les « aînés » dansent-ils mieux le bii biêlgee que les jeunes ? Transmission et légitimation d’une pratique dansée en Mongolie contemporaine, par Raphaël Blanchier
« “C’est ma bulle, mon échappatoire” : lieux et sens du cours de danse pour de jeunes ballerines en banlieue parisienne », par Natacha Gourland
16h10 : Discussion et conclusion.
 

Informations pratiques

Date(s)

le 28 mai 2021
9h45 - 17h

Lieu(x)

Maison de la Danse
8 Avenue Jean Mermoz
69008 Lyon