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Ouvrages et projets de recherche collectifs

 
Enseignants-chercheurs en "Arts de la scène et de l'image"

ÉVÉNEMENTS SCIENTIFIQUES (COLLOQUES, JOURNÉES D'ÉTUDE, SÉMINAIRES)

 2015
- Colloque L'oeil et le théâtre
- Colloque L'idée de recherche dans les pratiques du théâtre de la fin du XIXe siècle à aujourd'hui
- Journée d'étude L'intermittence : un régime, des travailleurs, des débats, des luttes
- Séminaire Débordements cinématographiques : étude critique des marges esthétiques et culturelles
- Séminaire L'interprète

2014
- Colloque Marionnettes et pouvoir : censures, propagandes, résistances
- Journée d'étude Danse, mémoires à l'oeuvre
- Colloque Penser les émotions. Cinéma et audiovisuel
- Projet L'art au travail(séminaire, journées d'étude, rencontres, projections)

2013
- Colloque Expanded cinema, art médiatique. Quelles politiques du sensible?
- Projet L'art au travail(séminaire, journées d'étude, rencontres, projections)
- Séminaire Représenter / Expérimenter

2012
- Colloque Théâtre au cinéma / cinéma au théâtre
- Colloque La danse dans les arts vivants. Pratiques, discours, figures
- Projet L'art au travail(séminaire, journées d'étude, rencontres, projections)
- Séminaire Représenter / Expérimenter

2011

- Colloque Bande dessinée, animation, spectacle vivant : "remediation"
- Journée d'étude L'acteur au 19e siècle : une figure héroïque ?
 

PUBLICATIONS

Les Biopics du pouvoir politique de l'antiquité au XIXe siècle. Hommes et femmes de pouvoir à l'écran, sous la direction de Martin Barnier et Rémi Fontanel, Lyon: Aléas, coll. Aléas cinéma, 2010  

Premier ouvrage (collectif) francophone à s'intéresser au genre biopic. Dix-huit textes sont proposés par des universitaires (historiens, enseignants en lettres et en cinéma) pour une étude des films biographiques sur les plus grandes personnalités politiques dont la vie a été porté à l'écran, dans le cadre de la fiction. D'Alexandre le Grand à Abraham Lincoln, cet ouvrage envisage les questions historiographiques sur les biographiés, donne les informations historiques majeures sur leurs biographies, et compare la recherche scientifique avec l'imagination des scénaristes de cinéma. Chaque spécialiste analyse les films et leur réception, et questionne également la façon dont les acteurs incarnent ces figures historiques.


Des mains modernes. Cinéma, danse, photographie, théâtre
, sous la direction de Emmanuelle André, Claudia Palazzolo et Emmanuel Siety, Paris : L'Harmattan, coll. Arts & Sciences de l'art, 2008.

Publié sous la direction de Emmanuelle André, Claudia Palazzolo et Emmanuel Siety, et coordonné par Myriam Bloedé, cet ouvrage est le fruit d'une collaboration entre Passages XX-XXI et le programme "Arts de la scène et de l'écran" de l'Institut d'esthétique des arts et technologies (IDEAT-Unité mixte de recherche du CNRS et de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne).

La main tient une position symbolique privilégiée par rapport aux autres parties du corps, sa représentation fait l'objet d'un traitement singulier. Sujet du faire artistique, instrument du travail, elle est l'organe original du geste à accomplir; objet d'étude, motif iconographique, la main est en même temps ce en quoi se réfracte le destin humain - corps, pensée, désir - qui circule ainsi à travers les arts. Cinéma, danse, photographie, théâtre: pour ces arts de mise en scène et de cadrage du geste, de recréation du corps et de son image, la main de l'homme s'avère comme donnée anthropologique inévitable et, à ce titre, comme foyer et vecteur privilégié d'une réflexion sur l'humanité qui pense, agit et détruit, entre raison et folie. En prenant le parti d'une rencontre entre les oeuvres, les textes qui composent cet ouvrage ont cherché à rendre compte de la modernité de la main, soit des mutations que les gestes recensent, à la croisée de l'histoire, de la technologie et de l'esthétique.

Table des matières de l'ouvrage :


Tout contre le réel : miroirs du faits divers : littérature, théâtre, cinéma, sous la direction de Emmanuelle André, Martine Boyer-Weinmann et Hélène Kuntz, Paris : Ed. Le Manuscrit, 2008.

AVANT-PROPOS, par Emmanuelle André, Martine Boyer-Weinmann et Hélène Kuntz.
D'abord compris, dans une visée anthropologique, comme phénomène social, le fait divers trouve son accomplissement artistique au XXe siècle. Il croise alors une modernité issue d'une rencontre inédite avec le réel et d'un intérêt accru pour les sciences de l'homme. Rivé à une pensée de l'homme en mutation, le fait divers tel qu'il est saisi par le regard du philosophe - Merleau-Ponty, Foucault -, du critique - Barthes - ou de l'écrivain - Perec - marque l'histoire intellectuelle du XXe siècle. Avec ses figures monstrueuses, son défi à la normalité et à la loi, il hante l'imaginaire de notre temps et renouvelle les catégories de la pensée : l'esthétique rencontre l'histoire et le politique, le phénomène social est soumis à l'interprétation critique.

Ce livre à plusieurs voix se situe au carrefour de ces préoccupations. Il prend le parti de la rencontre entre trois arts - littérature, théâtre et cinéma - profondément marqués par l'émergence d'une modernité dont le fait divers est contemporain. À travers les circulations, passages et échanges s'opérant entre ces arts, il entend saisir les éclats, anamorphoses et autres diffractions du réel que le fait divers invente dans le regard des créateurs. C'est que les multiples réponses artistiques apportées au fait divers convergent vers une même question. Parce qu'il sonde l'écriture de la réalité, le fait divers dégage une pensée de la représentation. Les images, dessinées, gravées et photographiées qui le décrivent, les oeuvres littéraires, théâtrales ou cinématographiques qui s'en emparent procèdent d'une double volonté, d'ancrage dans le réel et de résistance à sa représentation. C'est cet écart que les auteurs, universitaires spécialistes des études littéraires, théâtrales ou cinématographiques, ont cherché à cerner, au cours d'un colloque qui s'est tenu à l'Université Lumière-Lyon 2, en mai 2004, à l'initiative du groupe de recherche Lecture et Réception du Texte Contemporain. À travers l'analyse d'oeuvres précises ou à partir d'approches plus transversales, les textes dessinent une cartographie des formes plurielles que le fait divers a investies depuis un siècle. Se dégage alors une coupe transversale dans l'histoire des représentations : le fait divers redistribue la carte des genres, ce dont témoigne chacune des parties de l'ouvrage.

La fortune artistique du fait divers témoigne d'abord d'un renouveau du réalisme. Issu d'un monde banal, le fait divers tel qu'il s'offre en pâture à la presse constitue un fragment de réel en apparence insignifiant. Mais faire de ce matériau une oeuvre écrite, mise en scène ou filmée, c'est déjà le placer sous le régime du sens pour le donner à voir et à interpréter dans un miroir déformant. Ainsi le fait divers sert-il de prétexte narratif à une critique du réel, inscrite dans une reconstitution historique ou ouverte sur un questionnement de l'immédiat contemporain. Là n'est pas le moindre de ses paradoxes : information autonome, décontextualisée, le fait divers tend à devenir une voie d'accès privilégiée à la prise de position, au discours moral et politique.

Mais le fait divers impose aussi une contrariété au réel, dont il déjoue les règles habituelles de fonctionnement. La rubrique que lui consacre la presse dessine une « carte de l'inexplicable contemporain », écrivait Roland Barthes, suggérant que ce « rebut inorganisé de nouvelles informes » trouve son pouvoir de séduction dans un trouble de la causalité. Ainsi le fait divers oscille-t-il entre un discours qui cautionne la véracité d'un événement et une construction de la surprise privilégiant l'unique et le spectaculaire. À l'opposé du traitement que laisse attendre le fait divers, les oeuvres qui s'en inspirent s'écrivent aussi contre le réel, qu'elles opèrent selon un refus affiché du réalisme ou tendent à le perturber selon des voies plus détournées. Dès lors, l'écriture du fait divers engendre de multiples résistances esthétiques.

De la gravure au cinéma, en passant par le dessin ou la photographie, le fait divers rencontre des problématiques d'images. Mais les oeuvres qui s'en saisissent exercent un autre effet que la séduction de l'inexplicable, de l'exceptionnel, du monstrueux. Au coeur d'une tension entre un ancrage réaliste et le paysage fantasmatique que dégage le fait divers, elles inventent différentes solutions figuratives et narratives, qui obligent par exemple à reconsidérer le partage du réel et de la fiction. Entre petites causes et grands effets, entre l'ancrage dans l'actualité et le décrochage du réel, le fait divers dessine ainsi les frontières d'une forme en devenir.


Table des matières de l'ouvrage :

 

mise à jour le 24 mars 2015


Université Lumière Lyon 2