Publié le 15 janvier 2026
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Mis à jour le 15 janvier 2026
le 22 janvier 2026
Campus Berges du Rhône
De 14h à 16h
Le laboratoire Passages Arts & Littératures (XX-XXI) accueille pour l'année 2025-2026 le séminaire en études cinématographiques Anatomie de la recherche.
Ce séminaire en études cinématographiques est consacré à l'analyse, la théorie et l'histoire des images et du cinéma. Nous nous intéresserons tout particulièrement aux objets émergents ainsi qu’aux questions de méthodologie de la recherche liées à l’apparition de nouvelles orientations disciplinaires. Il accueillera les travaux des doctorant·es, docteur·es et enseignant·es-chercheurs·euses qui font l’actualité de la recherche.
Ce séminaire mensuel se tiendra sur le campus Berges du Rhône un jeudi par mois, de 14h à 16h.
Programme de la séance
La pensée numérique du film, Emmanuelle André (PR, Université Paris Cité)
Cette communication prendra pour point de départ un étonnement : pourquoi en 2001, le film de science-fiction réalisé par Steven Spielberg d’après un scénario de Stanley Kubrick, IA, alors même qu’il décrit les dérives technologiques d’une société postapocalyptique, consacre la première séquence, celle qui plante le décor et lance le récit, à une citation explicite du tableau oublié de Pierre-André Brouillet, la Leçon clinique à la Salpêtrière datant de la fin du XIXe siècle (1887) ? Pourquoi ce récit d’anticipation réalisé par deux maîtres du cinéma américain prend-il pour socle narratif et figuratif l’iconographie désuète d’une scène d’hystérie ? Je propose de tester l’hypothèse du film : le développement de l’intelligence artificielle provoquerait un bouleversement comparable à celui qu’a été à la fin du XIXe siècle l’invention de l’hystérie et la découverte de la psychanalyse, dont le cinéma enregistre les traces. Parmi ces traces : la figure du diagramme, qui hante la représentation cinématographique depuis ses débuts, incarne la pensée numérique et algorithmique, largement prédominante aujourd’hui.
Emmanuelle André est professeure à l’université Paris Cité où elle enseigne l’esthétique du cinéma et l’histoire des formes. Elle est autrice de plusieurs livres parmi lesquels, Le choc du sujet. De l’hystérie au cinéma (XIXe-XXIᵉ siècle) (2011), L’œil détourné. Mains et imaginaires tactiles au cinéma (2020), L’attrait de la Lune (2020). Avec Luc Vancheri et Jean-Michel Durafour (dir.), Dictionnaire iconologique du film (2022) et avec Jean-Michel Durafour Insectes, cinéma. Le visible qui palpite (2022). Vient de paraître, co-édité avec Nathalie Delbard, L’œil distrait. Figures et contextes de la dispersion du regard (2025).
Ce séminaire en études cinématographiques est consacré à l'analyse, la théorie et l'histoire des images et du cinéma. Nous nous intéresserons tout particulièrement aux objets émergents ainsi qu’aux questions de méthodologie de la recherche liées à l’apparition de nouvelles orientations disciplinaires. Il accueillera les travaux des doctorant·es, docteur·es et enseignant·es-chercheurs·euses qui font l’actualité de la recherche.
Ce séminaire mensuel se tiendra sur le campus Berges du Rhône un jeudi par mois, de 14h à 16h.
Programme de la séance
La pensée numérique du film, Emmanuelle André (PR, Université Paris Cité)
Cette communication prendra pour point de départ un étonnement : pourquoi en 2001, le film de science-fiction réalisé par Steven Spielberg d’après un scénario de Stanley Kubrick, IA, alors même qu’il décrit les dérives technologiques d’une société postapocalyptique, consacre la première séquence, celle qui plante le décor et lance le récit, à une citation explicite du tableau oublié de Pierre-André Brouillet, la Leçon clinique à la Salpêtrière datant de la fin du XIXe siècle (1887) ? Pourquoi ce récit d’anticipation réalisé par deux maîtres du cinéma américain prend-il pour socle narratif et figuratif l’iconographie désuète d’une scène d’hystérie ? Je propose de tester l’hypothèse du film : le développement de l’intelligence artificielle provoquerait un bouleversement comparable à celui qu’a été à la fin du XIXe siècle l’invention de l’hystérie et la découverte de la psychanalyse, dont le cinéma enregistre les traces. Parmi ces traces : la figure du diagramme, qui hante la représentation cinématographique depuis ses débuts, incarne la pensée numérique et algorithmique, largement prédominante aujourd’hui.
Pierre-André Brouillet, Une leçon clinique à la Salpêtrière, 1887
Emmanuelle André est professeure à l’université Paris Cité où elle enseigne l’esthétique du cinéma et l’histoire des formes. Elle est autrice de plusieurs livres parmi lesquels, Le choc du sujet. De l’hystérie au cinéma (XIXe-XXIᵉ siècle) (2011), L’œil détourné. Mains et imaginaires tactiles au cinéma (2020), L’attrait de la Lune (2020). Avec Luc Vancheri et Jean-Michel Durafour (dir.), Dictionnaire iconologique du film (2022) et avec Jean-Michel Durafour Insectes, cinéma. Le visible qui palpite (2022). Vient de paraître, co-édité avec Nathalie Delbard, L’œil distrait. Figures et contextes de la dispersion du regard (2025).
Informations pratiques
Lieu(x)
Campus Berges du Rhône
Salle GAI 214 (bâtiment Gaïa)
86, rue Pasteur
69007 Lyon
86, rue Pasteur
69007 Lyon