Publié le 29 octobre 2025 Mis à jour le 23 février 2026
le 26 février 2026
Campus Rachais
De 14h à 17h
Après avoir abordé le sujet des rapports entre la figure et le fond, puis du débordement et de la bordure, le séminaire de l’axe « Intermédialités » propose cette année d’aborder des figures qui emploient deux moyens expressifs, une sorte de « bimédialité » dont il s’agira de comprendre les circulations et les tensions internes.

En début d’année, nous poserons des enjeux méthodologiques et théoriques autour de l’intermédialité, pour familiariser notre public aux outils sur lesquels le séminaire nous permettra de réfléchir au fil de l’année. Une séance-bilan en fin d’année nous permettra de rediscuter ces enjeux et d’envisager la suite, en principe dédiée au même sujet.

Interventions de :
 
  • Jérôme Rossi (Musique et musicologie - Passages XX-XXI) : Lynch/Eastwood : deux figures du réalisateur/compositeur 
    La figure du réalisateur/compositeur est assez rare, les deux médias du cinéma et de la musique évoluant dans des mondes de l’art différents. De Charlie Chaplin à Alejandro Amenábar ou Alexandre Astier, les profils sont multiples, la seule constante étant peut-être que ces réalisateurs/compositeurs… ne mettent en musique que leurs propres films. Il s’agit d’ailleurs toujours de films fortement marqués par l’empreinte de leur auteur, la musique participant alors d’une vision singulière au même titre que le casting, les décors, les costumes ou l’éclairage. Évoluant dans les marges du cinéma hollywoodien, David Lynch et Clint Eastwood représentent deux figures particulièrement intéressantes de la figure du réalisateur/compositeur. Quoique leurs esthétiques soient très différentes, on montrera que leur rapport à la musique de film présente plusieurs points communs.
 
  • Vera Geslin (Musique et musicologie - Passages XX-XXI) : Thierry de Mey, musicien-cinéaste
    Fruit d’un échange intermédial, le film de danse contemporain constitue un terrain fécond d’exploration des relations entre son, image et mouvement, celles-ci s’inscrivant dans des dynamiques croisées sans fixation ni hiérarchie préétablie. À cet égard, l’œuvre du compositeur et cinéaste Thierry De Mey apparaît exemplaire. Très tôt immergé dans le champ chorégraphique et formé au cinéma, il élabore une conception de la composition fondée sur l’énergie et la gestualité, inscrite dans une poétique de la simultanéité où son, image et mouvement se co-produisent. Cette communication propose ainsi une révision des films de danse de De Mey afin de montrer comment leurs processus de création participent à une redéfinition des catégories esthétiques et analytiques. 

Informations pratiques

Lieu(x)

Campus Rachais

Salle M112 (département de musicologie)
3, rue Rachais 
69003 Lyon
(Métro Garibaldi)