Publié le 14 décembre 2021 Mis à jour le 13 janvier 2022
le 4 février 2022
Campus Berges du Rhône
14h-18h

L’Écriture du vertige dans l'œuvre de Blaise Cendrars (1910-1931)

Ecole doctorale : Lettres, Langues, Linguistique, Arts
Section CNU : 09 - Langue et littérature française
Equipe de recherche : Passages Arts & Littératures (XX-XXI)

Directrice : Mme Nathalie BARBERGER-DESTRIBATS, Professeure

Membres du jury :

Mme. Nathalie BARBERGER-DESTRIBATS – Professeure à l’Université Lyon 2
Mme. Myriam BOUCHARENC – Professeure à l’Université Paris Nanterre
M. Dominique CARLAT – Professeur à l’Université Lyon 2
Mme. Christine LE QUELLEC COTTIER – Professeure à l’Université de Lausanne
M. Claude LEROY – Professeur émérite à l’Université Paris Nanterre

Résumé de la thèse :

L’œuvre de Blaise Cendrars se distingue par son impétuosité. Elle tente de reproduire le grouillement de la vie par une agitation des êtres et des choses dans laquelle s’insère la légende du poète à la main coupée. Par les figures de la spirale, de la chute, de l’envol, de la profondeur, de la métamorphose et de beaucoup d’autres, tout est soumis à une mobilité irrépressible. Mais dans certains passages, la saturation et l’essoufflement se devinent, le texte semble alors chercher l’énergie de son propre recommencement. Cette thèse suppose que la notion de vertige offre une compréhension singulière de ce trop-plein de mouvements qui dicte à Cendrars l’urgence de se réinventer.
Dans un ensemble de notes tenues entre 1910 et 1912, le vertige apparaît comme un état pathologique que l’écriture aurait la charge d’explorer. À partir de cette même fièvre, des textes aussi inclassables que Les Armoires Chinoises, La Fin du monde filmée par l’Ange N.-D., L’Eubage, Une nuit dans la forêt, ou ceux réunis dans le recueil Aujourd’hui en 1931, élaborent une poétique de l’étourdissement dans laquelle se reflète le bouleversement du monde moderne. Toutefois, c’est principalement dans les romans L’Or, John Paul Jones, Moravagine, Le Plan de l’Aiguille et Les Confessions de Dan Yack, que la sensation de vertige est suscitée avec le plus d’empressement. Elle devient le moyen de caractérisation fondamental du héros, suspendu entre angoisse et extase, action et contemplation. À travers ses syncopes, ses transes et ses déséquilibres, se dessine le portrait d’un homme toujours en train de s’éprouver, au risque de l’épuisement. Nous proposons d’examiner les configurations de ces vacillements pour comprendre ce qu’elles apportent à l’écriture en prose de Cendrars dans les années 1910 et 1920.

Mots clés

Blaise Cendrars, Vertige, Poétiques du récit au XXe siècle, Problématiques de la modernité, Roman d'aventures
 
Pour assister à la soutenance, envoyez un message à b.mouchet@univ-lyon2.fr

Informations pratiques

Lieu(x)

Campus Berges du Rhône

Amphithéâtre de la MILC
35 rue Raulin, 69007 Lyon 

(Changement possible en GAI.003)
A
Itinéraire vers ce lieu Maison internationale des langues et des cultures (MILC) Maison internationale des langues et des cultures (MILC)
Pôle universitaire des quais 35 rue Raulin
69007 LYON